Entretien avec Borany et Neary, créatrices de la marque : Un été à Kep-sur-Mer

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Du peps et de la mode, ce mois-ci nous nous entretenons avec Borany et Neary : 2 deux sœurs au parcours totalement différents se retrouvant sur un beau projet à Phnom Penh.

Bonjour Borany et Neary, pouvez-vous vous présenter ?

Borany : Fraîchement diplômée en restauration-conservation de peintures, j’ai décidé, il y a quatre ans, de tenter ma chance au Cambodge et d’y ouvrir le tout premier département de restauration de peintures au sein du musée National de Phnom Penh. La sauvegarde des trésors khmers, notamment picturaux, est un enjeu capital pour la mémoire collective du pays…

Neary : Il y a un peu plus de dix ans, après des études de droit, j’ai choisi de m’orienter vers le secteur de la communication. J’ai ainsi exercé le métier de chargée de communication au sein du groupe TF1. D’abord, auprès du service de l’information, puis auprès de deux chaînes documentaires du groupe, Histoire et Ushuaïa TV.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre aventure « Un été à Kep-sur-Mer » ?

Borany : Notre marque est d’abord née de l’envie de réaliser quelque chose ensemble, entre sœurs. Depuis mon arrivée au Cambodge, j’avais pris l’habitude de créer mes propres vêtements sur lesquels s’attardaient nombre de mes amis ou clients (je dirigeais le restaurant « Bistrot Bassac » rue 308 en 2015). C’est donc tout naturellement qu’avec Neary, nous avons décidé d’ouvrir une boutique de vêtements à Phnom Penh.

Neary : D’autant plus qu’en passant du temps au Cambodge, nous nous sommes très vite rendues compte que l’offre en matière de mode s’y avère très restreinte. L’idée était d’offrir à nos clientes une expérience shopping telle qu’elles pourraient la vivre en France, à Paris notamment, mais à Phnom Penh ! Dans cette optique, nous avons choisi un nom français et volontairement nostalgique, renvoyant aux années plutôt paisibles et insouciantes qu’a pu connaître le Cambodge dans les années 50 et 60. La station balnéaire de Kep-sur-Mer, telle que l’avaient baptisée les Français lors du protectorat, battait alors son plein…

Quel est le souvenir marquant de votre retour / installation au Cambodge ?

Borany : Je me souviens de la satisfaction éprouvée lorsqu’avec l’appui du directeur du musée National, Mr Kong Vireak, j’ai ouvert l’atelier de peintures. Je n’aurais pu imaginer mieux comme lieu de travail.

Neary : Je suis au Cambodge depuis seulement quatre mois donc autant dire, que les souvenirs sont vivaces ! L’ouverture de notre boutique, un mois et demi après mon arrivée, a bien sûr beaucoup compté pour moi puisqu’elle m’a permis, à 34 ans, d’entreprendre pour la première fois de ma vie.

Des projets pour 2017 ?

Nous aimerions beaucoup ouvrir une deuxième boutique à Siem Reap. Peut-être pour 2018. L’avenir nous le dira.

Revenons à vos parcours respectifs, quel a été le déclic/la(les) raison(s) de votre retour au Cambodge ?

Neary : Mon retour au Cambodge est fortement lié à l’envie de trouver l’épanouissement dans un projet personnel, qui plus est, entourée de ma famille. Je suis sur la bonne voie ! En tant que franco-khmère, le Cambodge offre de manière rapide de réelles opportunités qu’il s’agit de saisir…

Borany : Après mon diplôme en restauration-conservation, mon compagnon et moi avions le désir de partir à l’étranger. Lorsque mes parents nous ont parlé de leur projet de venir s’installer au Cambodge, cela a été le déclencheur. Nous avons suivi.

Comment donc avez-vous connu Anvaya?

Borany : Lorsque j’étais en France, on m’a contacté pour faire partie de l’association qui a été pour moi un véritable tremplin personnel et professionnel.

Quels conseils donneriez-vous pour les jeunes (et moins jeunes !) qui souhaitent (re) venir vivre au Cambodge ?

Neary et Borany : N’hésitez pas à sauter le pas, cela vaut vraiment le coup ! Et il y a tellement à faire… Le pays est en pleine effervescence, c’est le moment de venir ! Il faut simplement être conscient des bons et mauvais côtés que le pays possède.

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